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de Marie Laurence ...

Née à Nice, Marie-Laurence que l'on appelait
Marie a vécu sa petite enfance à Tananarive
(Madagascar). Il lui en restera une grande
harmonie dans les couleurs éclatantes de
ses peintures et dessins. A l'âge de 5 ans, de retour en France, elle
s'exprime vite avec crayons et pinceaux
sur
de grands murs, principalement des
personnages.
Son trait s'affirme très vite :
en peu
de gestes le visage prend forme et
expression.
Ses études scolaires classiques furent
courtes.
Elle suit des cours chez Arno STERN,
un enseignant
en dessin très atypique et dès la 3
ème,
elle entre à l'école Nationale des
Arts Appliqués
et Métiers d' Art (rue Olivier de Serres
à Paris).
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Femme boisée
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Le jour de l'examen, ayant oublié ses pinceaux,
Marie a peint avec ses doigts. Elle
fut cependant
reçue première au concours et termina
son
troisième cycle appréciée et encouragée
par
ses professeurs. Diplômée en peinture
et
sculpture, elle sera peintre et s'intéressera
surtout aux visages et aux corps de
femmes
qui seront sa seule inspiration. Marie
peignait
très tard la nuit, souvent en revenant
de
boite avec des amis, car elle aimait
danser.
Elle travaillait seule, dans le silence,
sans s'arrêter, pour terminer son tableau
sans y revenir, ni retravailler sa
peinture.
Elle était tout instinct et sensibilité,
jamais satisfaite, entière, mais elle
aimait
la vie le mouvement, la musique, la
danse,
le théâtre dont elle fut influencée
par son
frère, comédien-mime. Pendant trente
ans,
la peinture et les couleurs furent
probablement
ses seules passions, sans explications.
Aucune
pensée intellectuelle dans ses tableaux,
seul son imaginaire la guidait, cet
imaginaire
qui fut grand, éclatant, souvent dérangeant
pour elle et les autres. Son parcours
d'artiste
a éclaté en 1985 avec sa maladie génératrice
de peurs et d'angoisses qui transparaissent
surtout dans les peintures de cette
époque.
Puis survint un accident gravissime
qui la
laissa très handicapée en 1990. Depuis,
elle
vivait seule chez elle à Saint-Maur,
dans
un grand atelier, proche de la maison
de
ses parents elle continuait à travailler
et à vendre ses peintures grâce au
soutien
affectueux d'une assistante sociale
de l'Unafam
qui créa une association d'artistes,
Artame-Gallery,
dont elle fit partie. Elle recherchait
et
trouvait amitié et tendresse dans son
voisinage,
et donnait souvent ses Suvres à ceux
qui
lui en faisaient compliment, peut être
pour
leur dire merci. Anorexique, peut-on
dire,
elle est morte chez elle à 37 ans,
sans doute
d'avoir trop souffert.
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